Côte d’Ivoire : un numéro d’identification unique pour tracer chaque citoyen

Côte d’Ivoire : un numéro d’identification unique pour tracer chaque citoyen

par Franck-Olivier Konan

Ce projet gouvernemental ivoirien est porté à tour de bras par le ministre de la communication de l’économie numérique et des postes.

A de nombreux forums et conférences autour des technologies de l’information et de la communication, le ministre Bruno Nabagné Koné par ailleurs porte-parole du gouvernement à maintes fois défendu cette initiative, associer à chaque citoyen ivoirien et à tout étranger résident ou de passage en Côte d’ivoire un Numéro d’Identification Nationale (NIN) unique. L’objectif qui motive cette vaste opération est de renforcer la gestion administrative et sécuritaire du pays. Ceci dans un contexte sous régional fortement marqué par la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communauté menacé des velléités d’attaques terroristes. Ainsi donc l’effort vaut la peine d’être poursuivi par les autorités ivoiriennes pour permettre à l’Etat de disposer d’informations nécessaires et suffisantes pour connaître toutes les étapes du parcours d’un individu. C’est d’ailleurs ce qui justifie l’adoption en décembre en Conseil des ministres, d’une communication relative à la mise en place du Registre National des Personnes Physiques (RNPP). Ce registre présenté comme une base de données sécurisée et fiable devrait être mis en œuvre sur une période de 24 mois. Il devrait contenir des informations biométrique sur chaque individu fichié.  Ce besoin de détenir des informations biométrique sur la population n’échappe au secteur de la téléphonie mobile. Une nouvelle opération d’identification des abonnés est en cours en côte d’ivoire. Il faut noter qu’il s’agit d’une seconde opération d’indentification qui pour cette fois associe aux informations d’état civil de l’abonné la copie d’une pièce d’identité biométrique. La gestion du big data, de l’usurpation des données personnelles à des fins frauduleuses font partie des fléaux du siècle présent fortement transformé par les TICS. Il incombe à tous les états de maximiser leurs capacités de résilience face à ces nouveaux maux sociaux. On se souvient encore de la vaste attaque informatique de portée mondiale qui avait visé plusieurs hôpitaux en Angleterre et en Espagne en mai 2017.
Cette vague d’attaques informatiques de « portée mondiale » avait suscité l’inquiétude des experts en sécurité. Le virus en cause est un ransomware (« rançongiciel »), un programme qui bloque l’accès aux fichiers d’un ordinateur en vue d’obtenir une rançon.

Franck-Olivier KONAN