Jan 29

Safer Internet Day 2015 – Appel à contributions

sid2015Age numérique organise un webinar à l’occasion du Safe Internet Day le 10 février 2015.

Le SID est une initiative de l’Union européenne – voir http://www.agenumerique.ci/sid2015/  dont le thème en 2015 est « pour un meilleur internet ensemble » nous sollicitons des acteurs du web pour qu’en 5 min ils présentent leur propositions, initiatives et actions, sut la thématique de leur choix, qui contribue à « un meilleur internet ensemble »

Le webinar se tiendra sur Google Hangout et sera diffusé sur Youtube en direct.

Pour proposer votre contribution, écrivez au comité SID : sid2015@agenumerique.ci

Nous comptons sur vous pour construire ensemble un Internet meilleur !

 

Avr 21

Qui contrôle Internet ? Mythes et réalités sur les Etats-Unis et l’ICANN

Le 14 mars 2014, le Département (Ministère) du Commerce américain et en particulier l’administration nationale des télécommunication a annoncé son intention de transférer la tutelle qu’elle exerce sur l’ICANN à une gouvernance multi-parties-prenantes – multi-stakeholder. C’est un nouvel épisode de la gouvernance de l’Internet qui commence.

Extrait de l’annonce du Département du Commerce – le DOC – des Etats-Unis.

« Afin  de soutenir et renforcer le modèle multipartite de l’élaboration des politiques et de la gouvernance d’Internet, la National Telecommunications and Information Administration (NTIA) du département du Commerce des Etats-Unis annonce son intention de faire la transition des fonctions clés de noms de domaine Internet à la communauté mondiale multipartite. Comme première étape, la NTIA demande à l’ICANN de convoquer les parties prenantes au niveau mondial afin d’élaborer une proposition pour faire la transition du rôle actuel joué par la NTIA dans la coordination du système de nom de domaine de l’Internet (DNS) . »

Le 2 avril 2014 le Département du Commerce américain publie un communiqué de presse « Mythes et réalités l’annonce NTIA sur intention de transition des fonctions clefs des noms de domaine ». En voici la traduction :

Mythe:

Le Gouvernement des Etats-Unis contrôle l’Internet par le biais du contrat sur les fonctions  l’Internet Assigned Numbers Authority (IANA). (ndt :  fonctions assurées par l’ICANN)/

Les faits :

Aucun acteur – le gouvernement ou l’industrie, y compris le gouvernement des États-Unis – ne contrôle l’Internet. L’Internet est un réseau décentralisé de réseaux.

Les fonctions de l’IANA sont un ensemble de fonctions techniques interdépendantes qui permettent le bon fonctionnement continu de l’Internet. Les fonctions de l’IANA comprennent: (1) la coordination de l’affectation des paramètres  techniques de protocole Internet; (2) le traitement des demandes de modification dans le fichier de la zone racine des DNS et la gestion de la clef de signature la racine (KSK)  (3) l’allocation des ressources de numérotation Internet; et (4) les autres services liés à la gestion du /ARPA et du .INT,  domaines de premier niveau (TLD).

L’ICANN dans ses fonctions d’opérateur IANA traite des modifications dans trois bases de données différentes. Tout d’abord, l’ICANN distribue les paramètres de protocole ou des normes Internet développés par l’Internet Engineering Task Force (IETF). Deuxièmement, il alloue des adresses IP aux registres Internet régionaux (RIR) qui distribuent ensuite les adresses IP aux fournisseurs d’accès Internet. Troisièmement, les processus de l’ICANN  traite les demandes de modification ou de mise à jour du fichier de la zone racine ou « carnet d’adresses » du DNS des opérateurs de domaine de premier niveau – les entreprises ou institutions qui gèrent com, org, .us, uk, etc…. DAsn ces trois domaines, le rôle de l’ICANN est de mettre en œuvre des politiques ou traiter les demandes des clients de ces différentes fonctions de l’IANA.

Le rôle de la NTIA – (ndt : Département du Commerce américain) dans les fonctions de l’IANA inclut  le rôle de bureau d’administrer les modifications apportées au fichier de la zone racine et, plus généralement, de serveur d »intendant historique du DNS via l’administration du contrat de fonctions IANA. NTIA a jamais substitué son  propre jugement à celui des clients de l’IANA.


La suite sur le site du NTIA :

Autres liens :

–  NTIA Announces Intent to Transition Key Internet Domain Name Functions

Mar 12

Age numérique membre d’Afralo – Icann

atlargeAge Numérique vient d’être admis à l’unanimité en  tant que structure « At large » de l’ICANN et membre de la structure régionale africaine Afralo.

La Côte d’Ivoire est donc désormais représentée à Afralo,, l’organisation des usagers finaux de l‘Icann en Afrique,

Bientôt plus d’infos sur le sujet.

Déc 19

Entretien avec Ismael Otban Chef de service Djibouti Telecom

C’est quelqu’un de toujours souriant que nous avons rencontré ce matin là prêt à discuter avec tout le monde ; petit moment et nous apprenons qu’il est le chef de service de Djibouti Télécom.

Nous décidons donc de lui demander un entretien, qu’il accepta volontiers.

 Age Numérique : Bonjour Monsieur Ismael Otban Ali,

Tout d’abord, l’équipe d’Age Numérique et d’H-school vous remercient d’avoir accepté de vous prêter à nos questions.

Merci de bien vouloir vous présenter et donner une idée de votre parcours universitaire

 Ismael Otban  Ali :  Je suis de nationdjibouti telecomalité Djiboutienne et je me trouve actuellement à Abidjan pour assister à la 19ème réunion d’AFRINIC dont le thème porte sur « le renforcement d’infrastructure de l’Internet pour un accès fiable et sécurisé en Afrique ». Après le BAC scientifique, j’ai poursuivi mes études universitaires en France  au sein de la Faculté des sciences de l’Université de Poitiers. Au premier cycle universitaire, j’ai étudié pendant deux ans les sciences de la Matière. Au second cycle, je me suis orienté vers la filière technologique : J’ai étudié l’électronique, l’électrotechnique et l’automatique. Après avoir validé la Maîtrise EEA option télécommunications, j’ai décidé de retourner vers mon pays pour mettre à contribution les savoirs acquis.

AN : Quels étaient vos modèles pendant cette période d’apprentissage ?

 IOA : A cours de cette période d’apprentissage, mes modèles étaient les grands savants scientifiques qui ont illuminés leur époque par leur savoir et leurs découvertes fondamentales qui ont révolutionné la science. Chacun de ces grands savants scientifiques est le père fondateur d’une des majeures branches scientifiques que l’on connait aujourd’hui.

Je pense notamment à :

  • Galilée qui est le fondateur de la physique expérimentale;
  • Isaac Newton qui est le fondateur de la physique classique;
  • Louis Pasteur qui est le fondateur de la microbiologie;
  • Albert Einstein qui est le fondateur de la physique théorique moderne.

 AN : Quel est l’événement ou la rencontre qui vous a le plus marqué dans votre parcours ?

IOA : L’événement qui m’a le plus marqué et influencé mon parcours universitaire est la découverte des facilités incroyables que pouvait offrir un ordinateur. Au milieu des années 90, l’accès à un ordinateur était très limité même en France. Je pouvais de temps à autre utiliser un ordinateur avec une connectivité limité à Internet au sein de la bibliothèque universitaire. C’est ainsi que j’ai pu avoir une passion pour l’informatique et ce formidable outil d’information et de communications que constitue l’Internet.

AN : Djibouti Telecom est-elle une société nationale?

IOA : Djibouti Telecom est une société nationale. Le seul operateur des Télécommunications dans le pays qui offre tous les services des Télécommunications aussi bien pour le grand public que pour les entreprises : téléphonie fixe, téléphonie mobile, Internet …

AN : N’est-ce pas un désavantage pour la population en gardant ce secteur non concurrentiel?

 IOA : Effectivement, je pense que toute situation de monopole est désavantagée pour la population. Le secteur des télécommunications n’est pas encore libéralisé dans notre pays. Je pense que l’ouverture de ce secteur à la concurrence, pourrait permettre à la population locale de pouvoir choisir et la possibilité de choisir un opérateur constitue un gage d’assurance. La concurrence garantit au consommateur la diversité de choix, ce qui va améliorer la qualité du service proposée par les opérateurs et inévitablement, entraîner une baisse des coûts.

AN : Quels sont les objectifs à court et long terme de Djibouti Telecom?

IOA : Tirant profit de la position géostratégique de notre pays, qui est situé au carrefour de trois continents, Djibouti Télécom qui l’operateur national et le seul operateur des Télécommunications dans le pays a investit dans les principaux câbles sous marins régionaux et intercontinentaux qui transitent par la mer rouge.

Actuellement, 3 câbles fibres optiques permettent de desservir les pays avoisinants donnant ainsi à Djibouti Telecom la position du premier nœud d’interconnexion de la Corne de l’Afrique et du Yémen au réseau mondial.

Aussi, Djibouti constitue le point d’atterrissage de 4 câbles sous-marins régionaux et intercontinentaux (EASSY, SEACOM, SMW3 et EIG) accordant à Djibouti Telecom la position du premier nœud d’interconnexion de l’Afrique de l’EST au réseau mondial.

Aussi, Djibouti Telecom projette de participer à deux nouveaux câbles sous-marins intercontinentaux  (Asia-Africa-Europe1 et SEA-ME-WE 5).

En plus de ses infrastructures de transmission diversifiées, Djibouti Telecom a établi un partenariat avec des grands acteurs de l’Internet qui ont installés leur POP à Djibouti afin de proposer aux operateurs régionaux des services IP-Transit variés :

Telecom Italia Sparkle IP: Le noeud IP de Telecom Italia Sparkle est installé à Djibouti depuis Juillet 2010. Il connecte la plus part des trafics IP de l’Afrique de l’Est.

Level-3 : Le noeud IP de Level-3 est présent à Djibouti depuis Juillet 2012. Level-3 possède une forte présence aux Etats-Unis, Europe et Asie. Level-3 gère à travers ses réseaux près de 60% des Trafics Internet dans le monde

STC : Saudi Telecom Company a déployé son point de présence à Djibouti en Juillet 2012.

Djibouti Telecom entend ainsi affirmer et renforcer sa position de HUB régional des télécommunications.

 AN : Quelles sont vos attentes  d AFRINIC19 ?

 IOA : La 19e conférence statutaire d’AFRINIC, qui se déroule du 23 au 29 novembre 2013 à Abidjan a pour thème  le renforcement de l’infrastructure pour un Internet plus résilient et sécurisé en Afrique. Mes attentes d’AFRINIC est surtout est de comprendre davantage sur le processus de migration de l’IPv4 vers IPv6 en s’inspirant de l’expérience des opérations qui ont déjà entamé cette transition ou développé une stratégie nationale de migration vers l’IPv6.

D’autres points techniques qui m’intéressent portent sur la surveillance et la gestion des réseaux, la cyber sécurité ainsi que les meilleures pratiques autour des politiques de la gestion des ressources Internet et de leur gouvernance en général.

 AN : Nous avons entendu que vous préparez AFRINIC20 ? Pourquoi organiser Afrinic ?

IOA : Je voudrais tout d’abord précisé que l’événement que nous accueillerons l’année prochaine à Djibouti du 25 mai au 06 juin 2014 n’est pas seulement une réunion AFRINIC-20 mais il s’agit du Sommet Africain de l’Internet (Africa Internet Summit) qui sera conjointement organisé par AFNOG et AFRINIC.

Il s’agit d’un important événement combinant une série de formation technique, de conférence et de réseautage pour l’industrie de l’Internet. Ce Sommet annuel attire les professionnels et les spécialistes de renommée internationale pour partager les dernières innovations en matière de protocole Internet. Africa Internet Summit vise à répondre aux besoins en constante évolution de l’industrie des TICs et de l’ingénierie IP et integre l’utilisation et l’impact des technologies IP. Les séances comprennent des aspects techniques et commerciaux de l’Internet: à savoir le renforcement des capacités, de l’Infrastructure, Sécurité, Politique, Contenu & noms, numéros de l’Internet et la Recherche.

Cet événement est également une vitrine internationale privilégiée pour promouvoir ses produits et services en matière de technologie de l’information et de la communication.

L’annonce officielle de la tenue de ce sommet est lancée au début de ce mois-ci et les participants peuvent dès maintenant s’inscrire aux ateliers de formation sur le site d’AFNOG : http://www.afnog.org. L’inscription qui sera clôturé le 14 janvier 2014

 AN : C’est votre première visite en Côte d’ivoire ? Comment trouvez-vous la Côte d’ivoire ?

 IOA : C’est ma première visite en Côte d’Ivoire. Dans mon enfance, j’écoutais souvent Alpha Blondy dont j’admirai à travers ses chansons le charisme et l’engagement. C’est à travers Alpha Blondy que je connaissais la Côte d’Ivoire. En mettant le pied à Abidjan j’ai été admiratif de la beauté de la nature et du climat dont jouie votre pays. Il est vrai que beaucoup est à faire pour réhabiliter les infrastructures vitales et je pense qu’après la stabilité politique retrouvée en Côte d’Ivoire les grands chantiers sont lancés.

 AN : Pour conclure, quelle est votre message à l’endroit de cette génération d’africain en mal de repère et en proie à l’afro pessimisme ?

 IOA : Je pense et je suis persuadé que chacun à son niveau et selon ses moyens peut apporter sa contribution pour mettre notre communauté sur le rail du développement en résistant aux facteurs qui peuvent parfois nous désorienter.

Déc 17

Entretien avec Adiel Akplogan, CEO d’Afrinic

adielafrinicAge Numérique était présent à la 19ème réunion d’Afrinic qui s’est tenue à Abidjan, du 23 au 29 novembre 2013. Afrinic a pour CEO Adiel Akplogan, un jeune ingénieur expérimenté, accessible et souriant, en poste depuis 2004,. Afrinic est le registre internet pour le continent africain.

Adiel Akplogan, originaire du Togo et du Bénin, tient son blog en anglais, http://www.akplogan.com/, où on apprend qu’il découvre Internet en 1994.

Age Numérique a eu le privilège de pouvoir s’entretenir avec lui.

Age Numérique : Bonjour Monsieur, merci de vous présenter en quelques mots.

Adiel Akplogan :  Je suis ingénieur électronicien et titulaire d’une maîtrise E-Business et en technologie.
A 26 ans je me suis retrouvé directeur du systeme d’information de Symbol Technologies en France.
Aujourd’hui, je suis le CEO d’AfriNIC, peu avant j’ai servi en tant que président du Conseil exécutif de Number Resource Organisazion en 2009.

AN : Etudiant et professionnel, quels ont été vos modèles ?

AA : Mes modèles j’en ai eu plusieurs mais ceux qui m’ont donné l’envie de m’engager furent mes professeurs a l’université qui croyaient vraiment en ce qu’ils faisaient et on pu me communiquer leurs passions et leurs rêves.Mon passage à l’ISOC a impacté ma méthode de travail.
AN : Pourquoi avez-vous embrassé une carrière internationale ?

AA : :je n ai pas choisi d’avoir une carrière internationale après mon cursus scolaire et mes actions de développement des technologies au Togo. Mon travail a été remarqué et m a conduit vers d’autres cieux . Cela n’était pas un objectif mais s’est présenté comme une opportunité que je pouvais saisir afin de contribuer et impacter dans mon domaine pour l’Afrique. C’est pour moi un leitmotiv qui me guide dans mes choix.

AN : Quel est l’événement ou la rencontre qui vous a le plus marqué dans votre parcours ?

AA :Une réunion en 2000 en Afrique du sud et ma rencontre Vint Cerf (co- inventeur du protocole TCP/IP.)
Avant cette réunion j’étais en désaccord sur un certain nombre de points avec d’autres acteurs des technologies et au cours de cette réunion, les problèmes étaient débattus et ma rencontre avec Vint Cerf fût décisive, là il m’a partagé sa vision d’ internet et du monde connecté.
J’estimais que l’Afrique avait autant besoin de ces technologies que les autres continents.
Et c’est cela qui a été l’élément catalyseur de mon engagement.

AN : Avez-vous eu des périodes de doutes ou ou des traversées du désert ?
AA : Dans la vie il faut apprendre à utiliser les difficultés pour avancer
Mon parcours parait idyllique,paisible mais j’ai connu des difficultés sur lesquels je n’aime pas trop revenir…

Lorsque j’ai repris les études alors que j’occupais un poste de haute responsabilisé j’ai réappris à vivre comme un étudiant ce qui est loin d’être évident . Aussi ma vie de père de famille souvent éloigné de sa famille pour ses missions ajoute aux difficultés rencontrées lors de mes différentes fonctions .Mais je préfère parler de mes succès car les épreuves sont le passage obligé lorsqu’on entreprend.

AN : D’où est venue l’initiative de Afrinic ?

AA : Afrinic est une initiative lancée par les opérateurs africains en 1997 du fait de l’accès très difficile aux adresses IP. Il fallait avoir notre propre registre africain qui marche.
Afrinic a donc vu le jour dans la période de 1997-2003 et fut ensuite accrédité par l’ICANN
Cela a été complexe a mettre en place et il à fallu beaucoup d énergie pour démontrer l’importance d’un registre propre a l’Afrique car il très difficile de réunir tous les acteurs autour d une même table et définir une architecture homogène pour que le projet soit une réussite.
AN : Quels sont les objectifs à court et long terme d’AFRINIC ?

AA : L’objectif est de positionner l’Afrique sur l’échiquier mondial de la technologie, de permettre un accès facile et aussi d’utiliser correctement internet en Afrique.
Nos objectifs pour AFRINIC 19 est de réussir à faire migrer nos partenaires de IPV4 qui est presque en rupture d’adresses vers IPV6 qui apporte un nombre quasi illimité d’adresses,  ce qui garantira un accès beaucoup plus aisé .
AN : Pour conclure, quel est votre message à l’endroit de cette génération d’africains en mal de repères et en proie a l’afro-pessimisme ?

AA : :  Pour lutter contre l’afro-pessimisme il faut changer. il faut faire fît de ce que les médias nous montrent ,c’est à dire les guerres, coups d’État et autre et se concentrer sur  l’Afrique qui bouge et qui entreprend .On a une remarquable opportunité : presque tout est à faire et la nouvelle génération se doit de relever les défis au risque de ne pas profiter des retombées de la croissance. C’est donc un message d’espoir et d’appel au travail qui est lancé.

Voici quelques pistes :

1- lutter contre les difficultés;
2- chercher les capacités en soi même;
3- renforcer notre confiance en soi pour trouver les solutions à nos problèmes;
4- profiter en tant que jeune de l’opportunité que nous avons de transformer l’Afrique par notre dynamisme;
5- impacter notre environnement immédiat;
6- être dans une dynamique de développement;
7- appliquer un système éducatif de développement au lieu de consommation.

Déc 09

interview exclusif:lauréat du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique édition 2013

1-Bonjour Mamadou, Merci de vous de vous présenter à nos lecteurs

Je suis BAKOUAN Mamadou, Ingénieur Réseaux et Télécoms à l’INP-HB (Institut National Polytechnique Félix Houphouët Boigny), Membre du LABTIC (LABoratoire des Technologies de l’Information et de la Communication), Membre du GDG Abidjan (Google Developer Group), Membre du RITER (Réseaux Ivoirien de Télécommunication pour l’Enseignement et le Recherche), Webmaster des plates-formes:

www.reperedabidjan.net (Un portail de soutien scolaire en ligne)

www.emploici.net (Un portail de diffusion des opportunités d’emploi en Côte d’Ivoire).

Et aussi Manager du GDG Bouaké (Google Developer Group)

 

2-Parlez-nous un peu de votre profile estudiantine et professionnel ?

BAC D obtenu au lycée moderne de Bongouanou

BTS en Informatique de Gestion à AGITEL-FORMATION

Ingénieur Réseaux et Télécoms à INP-HB

Situation actuelle : informaticien à l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody. Nous  travaillons sur le projet d’interconnexion des universités en réseau en cote d ivoire (RITER).

 

3-Quelles sont les caractéristiques d’un entrepreneur pour vous ?

Votre passion pour l’activité que vous exercer est un plus extraordinaire et favorisera votre réussite.

Pourquoi? Parce qu’il sera plus facile de convaincre vos interlocuteurs. Vous devez maintenir votre enthousiasme et votre intérêt pour l’entreprise.

 

4-Vous avez été lauréat d’un concours récemment, quel est ce concours ?

Je suis lauréat du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique édition 2013.

5-En quoi consiste ce concours ?

Ce concours a pour but de favoriser le développement des entrepreneurs et start-ups qui utilisent les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour répondre aux besoins des populations en Afrique.

6-Racontez-nous, comment avez appris votre sélection et quelle a été votre réaction ?

J’ai été informé lors d’une conversation téléphonique avec Orange France. Ravi d’apprendre que j’étais parmi les 03 gagnants du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique 2013.

7-Quel est ce projet qui vous a permis d’être lauréat ?

Il s’agit de notre projet IVOIRE JOB (www.emploici.net) qui remporte le 2e Prix.

8-Parlez-nous votre projet

Le projet Ivoire Job via notre plateforme (www.emploici.net), est un projet qui vise à faciliter l’accès aux opportunités d’emploi en Côte d’Ivoire à travers une plateforme web, mobile et un système SMS. Ces différents supports constitueront un espace d’échange et de partage d’expériences entre les jeunes en quête d’emploi et les travailleurs, ainsi que les cabinets de recrutement.

9-Que vous a apporté ce concours ?

Nous bénéficions d’un soutien financier (15.000 Euros) et d’un accompagnement par des experts d’Orange pendant 06 mois.

10-Aujourd’hui où en est ce projet

La plateforme web (www.emploici.net), l’application mobile (Disponible sur Google Play Store) et le système SMS sont disponibles. Nous travaillons afin de faire bénéficier nos services à d’autres pays en Afrique.

11-Que pourrez –vous dire à tous ses jeunes africains à la recherche d’emploi et aussi ceux qui veulent suivre votre chemin dans l’entrepreneuriat ?

Je dirais que notre projet est une approche de solution. Car  notre solution facilitera l’accès aux opportunités d’emploi en temps réel à travers notre plateforme web, mobile et un système SMS. En plus, nous allons accompagner les personnes à la recherche d’emploi à travers des sessions de formation portant sur des techniques de rédaction de CV, de lettre de motivation et comment préparer un entretien d’embauche. Les personnes en quête d’emploi et les professionnels auront un espace d’échange sur notre plateforme. Cela permettra d’améliorer la qualité des relations entre les jeunes en quête d’emploi et les travailleurs afin de garantir un retour d’expérience profitable dans leur recherche d’emploi.

 

Quelques Recommandations (Entrepreneuriat)

Il faut prendre le temps de bien analyser son projet, demander des conseils auprès des personnes compétences dans votre secteur d’activités. Si votre approche dans la recherche d’appui (matériels, financiers etc.)se résulte par un échec. Il faut se remettre en cause, analyser les erreurs et essayer de faire mieux la prochaine fois.AfricaCom Exposition Remise de prix - Waterfront lookout Granger Bay 2

Déc 04

Pour une gouvernance partagée de l’Internet

La gouvernance de l’Internet est un sujet qui paraît obscur et complexe et pourtant concerne notre usage du réseau des réseaux au quotidien.

Le rapport sur la gouvernance de l’Internet établi par le groupe de travail mis en place par le Secrétaire Général de l’ONU en 2004 donne cette définition de la gouvernance de l’Internet :

Il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet.

Le même groupe de travail a défini quatre grands domaines d’intérêt général, dans lesquels se rangent les questions de gouvernance de l’Internet :

– Questions relatives à l’infrastructure et à la gestion de ressources Internet critiques, notamment administration du système de noms de domaine et d’adresses numériques Internet (adresses IP), administration du système de serveurs racine, normes techniques, homologation et interconnexion, infrastructure de télécommunications (y compris technologies novatrices et convergentes) et passage au multilinguisme. Ces questions concernent directement la gouvernance de l’Internet et relèvent des organisations existantes qui en sont chargées;

– Questions relatives à l’utilisation de l’Internet, notamment le pollupostage, la sécurité des réseaux et la cyberdélinquance. Bien que ces questions soient directement liées à la gouvernance de l’Internet, la nature de la coopération mondiale requise reste floue;

– Questions qui concernent l’Internet mais dont les répercussions le dépassent largement et qui relèvent de la compétence d’organisations existantes, comme les droits de propriété intellectuelle ou le commerce international. Le Groupe de Travail sur la Gouvernance de l’Internet – GTGI – a entrepris d’examiner la mesure dans laquelle ces questions sont abordées de manière compatible avec la Déclaration de principes du Sommet Mondial pour la Société de l’Information – SMSI – ; et

– Questions relatives aux aspects de la gouvernance de l’Internet qui ont trait au développement, en particulier le renforcement des capacités dans les pays en développement.

A ces sujets listés par le groupe de travail, il faut rajouter depuis les questions liées à la solidarité numérique et dans un cadre de prospective, l’Internet des objets. Par ailleurs, la neutralité de l’Internet est un sujet transversal aux thématiques évoquées ci-dessus.

Il apparaît déjà ici que la gouvernance de l’Internet dans la suite logique de la construction du réseau des réseaux est une affaire de multi-parties-prenantes – mutlstakeholders en version originale – où la co-régulation est une affaire d’Etats, d’entreprises et d’utilisateurs de l’Internet.

Au niveau national, on range sous gouvernance de l’Internet ce qui a trait :

– à la gestion technique : noms de domaine, Nic.ci, IPV6,
– à la propriété intellectuelle : BURIDA,
– à l’économie numérique et à la cybersécurité

Il est nécessaire  que la définition élaborée à un niveau international trouve son application dans ces domaines dans chaque pays qui s’engage dans la voie de l’économie numérique, en Côte d’Ivoire comme ailleurs.

Une gouvernance multi-stakeholder ou multipartenariale ou partagée de l’Internet est donc  la voie à suivre pour toute réglementation touchant à l’Internet. Cela suppose que toute réforme législative ou réglementaire touchant à l’Internet fasse l’objet au mieux d’un consultation publique et au moins d’une consultation des acteurs de l’Internet : entreprises du secteur, associations telles qu’Age numérique, d’experts.

La gestion de l’extension nationale, le .ci pour la Côte d’Ivoire, est un lieu privilégiée de gouvernance de l’Internet où les acteurs peuvent se retrouver pour ce qu’on appelle la gestion d’une ressource critique de l’Internet telle que le nom de domaine.

Gageons que les autorités sauront en prendre le chemin, les premiers signes dans ce sens sont encourageants. L’Internet sera pour tous s’il est construit par tous.

Philippe Batreau

 

 

 

Déc 02

police ivoirienne VS cyberescroc

pris sur le site de la plateforme de lutte contre la cybercriminalité ( PLCC)

Après une escroquerie de plus de 20.000.000 FCFA, la complice du cyberescroc interpellée

publié par plcc le lun, 02/12/2013 – 15:05

Suite à une plainte transmise par le parquet de Belgique à la Direction de l’Informatique et des Traces Technologiques (DITT), les agents enquêteurs de la PLCC ont procédé à l’interpellation d’une jeune fille âgée de 22 ans, le Jeudi 28 Novembre 2013.
La victime de cette escroquerie était rentrée en contact via Internet, avec une prétendue demoiselle dénommée « MADOUSSE BAMBA ». Après de longs mois d’échanges en ligne, cette pseudo-demoiselle avait réussi à créer des liens affectifs avec sa victime, au point où l’éventualité d’un mariage était projetée. C’est pour le règlement de prétendues démarches relatives au voyage de la nommée « MADOUSSE BAMBA » vers la Belgique, que sa victime lui a transféré par transferts d’argent successifs, la somme de 30.722,21 Euros, soit 20.122.910 FCFA.
Les enquêtes menées par la PLCC ont révélé que les transferts d’argents successifs étaient transmis aux noms de différentes personnes, dont notamment la nommée OZIGRE PAULE RAGGIE. Cette dernière, mise aux arrêts par la PLCC, s’est révélée être une ex-compagne de l’auteur principal supposé de l’escroquerie. La jeune fille prêterait son identité, afin de procéder aux retraits de gains frauduleux obtenus par son compagnon. Les recherches entamées par la PLCC se poursuivent afin de mettre aux arrêts le nommé VEH HANS ISMAEL, instigateur principal supposé de l’escroquerie, en cavale.
Mademoiselle OZIGRE PAULE RAGGIE a été déférée devant le parquet d’Abidjan-Plateau afin de répondre de son implication dans l’accomplissement des faits délictuels en cause.
Par ailleurs un appel à témoin est lancé à l’endroit de toute personne susceptible de fournir une quelconque information utile à l’identification du suspect répondant au nom de VEH HANS ISMAEL. Les services de la PLCC invitent toute personne désireuse de fournir une information utile, en appelant le +225 20 34 72 08 ou en envoyant un e-mail à l’adresse: cybercrime@interieur.gouv.ci

 

Déc 02

Première femme à la tête d’un bureau Microsoft en Afrique

 Microsoft a annoncé la nomination de Otema Yirenkyi comme  directeur  de la société pour le Ghana . l’entreprise déplace son attention mondiale d’une offre de dispositifs et de services , le Ghana reste l’un des marchés d’investissement critiques de Microsoft en Afrique .

Otema ,est une Ghanéenne  avec plus de 14 années d’expérience en TIC , elle prendra la tête d’un investissement croissant dans ce pays .

Otema est la première femme  à la tête d’un bureau de microsoft en Afrique et est titulaire d’un baccalauréat en science, en relations de travail et industrielles , ainsi que d’une maîtrise en études du développement .

«Nous avons connu une croissance phénoménale dans la disponibilité de la large bande et la pénétration d’Internet au Ghana , ainsi que l’introduction de nouveaux appareils tels que les tablettes et les smartphones , qui ont fondamentalement changé la vie des consommateurs l’expérience et de la technologie de l’utilisation », explique Otema .

Taux de pénétration du mobile actuel du Ghana est  estimé à 112 % , après que le pays a atteint la barre des 100 % à la fin de 2012. Ces chiffres sont les plus élevés en Afrique , plaçant le Ghana 49e dans le monde , selon l’Union internationale des télécommunications (UIT ) ..

Microsoft a été exploitée au Ghana grâce à son écosystème de partenaires depuis 10 ans et continue de reconnaître les opportunités de croissance à long terme du pays . La nomination de Otema est un investissement dans la croissance future du Ghana et de la vision de Microsoft pour établir une présence solide dans le pays .

Au fil des ans et à travers un certain nombre de programmes , Microsoft a formé 15 000 enseignants, touchés plus d’un million d’étudiants, créé plus de 1 800 emplois , et soutenu 35 start-up à succès au Ghana . Investissement africain et la croissance initiative phare de la société , Microsoft 4Afrika , a été lancé en Février de cette année à participer activement au développement économique de l’Afrique , et a en outre l’engagement retranché de la société au Ghana et de ses habitants , veiller à ce que la technologie joue un rôle clé dans l’ économie en développement .

 » C’est un moment excitant quand le pays est en train de transformer rapidement , à la fois économiquement et socialement », dit Otema .  » J’espère inspirer une culture de l’innovation axée sur la technologie et je suis très heureuse d’être la première femme  manager d’un bureau de représentatif de microsoft en Afrique qui contriubera à l’expansion du Ghana .  »

«Nous sommes ravis d’avoir Otema ,dans ce rôle d’une importance cruciale », dit Hennie Loubser , directeur général de l’Ouest , de l’Est , l’Afrique centrale et îles de l’océan Indien .  » Elle a les capacités essentiellesotema yirenkiyi pour aider à développer ce marché dynamique , et elle est profondément engagée dans le développement économique de l’Afrique.

Déc 01

Journées de l’entreprise numérique 2013

jen2013Organisées par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire, CGECI, les Journées de l’Entreprise Numérique –  JEN – sont une plate-forme d’information et de rencontres entre les principaux décideurs du secteur privé ivoirien et les grands acteurs, tant locaux qu’internationaux, de l’industrie des TIC, dédiée au développement de l’entreprise et à l’amélioration de sa compétitivité grâce aux technologies de l’information et de la communication.

C’est un espace Business-to-Business unique où les chefs d’entreprises peuvent partager leurs expériences et engager des discussions interactives avec les leaders de l’industrie, des conférenciers internationaux de haut niveau et même des responsables gouvernementaux en charge des TIC.
Les membres du réseau ainsi créé ont alors l’opportunité d’échanger sur les solutions aux problématiques de l’Entreprise que les TIC aident à résoudre efficacement.
Les thèmes abordés adressent les défis IT actuels de l’entreprise ivoirienne et exposent les solutions en tenant compte des spécificités locales.
Les Journées de l’Entreprise Numérique focalisent sur les progrès technologiques qui impactent la productivité et la réactivité de l’entreprise avec une orientation stratégique.
De façon générale, Les JEN offrent l’occasion :

1- Aux entreprises de :
S’informer sur les tendances lourdes du développement des TIC et de les comprendre;
Poser leurs problèmes spécifiques d’appropriation des TIC;
Échanger avec des experts;
Exprimer leurs besoins et attentes en la matière.
2- Aux acteurs des TIC de :
Rencontrer l’élite de la communauté des affaires en Côte d’Ivoire et accroître leurs réseaux;
Prendre la parole lors des conférences et s’entretenir avec un parterre de décideurs du secteur privé;
Présenter leurs solutions en atelier et lors de sessions techniques.

Le site des JEN : http://jen.cgeci.org

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